L’aventure Runmate

 

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Le week-end dernier nous étions quelques uns à nous réunir, dont quelques MakeMeRunners, sous l’impulsion de Ghyslaine, pour courir la Runmate. Mais c’est quoi? Un truc de fou je dois dire, et je pense que me co-equipiers ne me contrediront pas.

L’idée, c’est tout simplement un parcours au tour du lac (213 km), dans le sens des aiguilles d’une montre, départ et arrivée à Vevey, une équipe de 2 à 9 coureurs qui se partage 29 relais et se déplace en bus ou en voiture. Je vous le disais, un truc de fou. En réalité on a couru, cherché des balises un peu cachées, sauté dans un véhicule, roulé, récupéré le coureur pour en déposer un autre, cherché les zones de relais, grignoté, essayé de dormir, transpiré, et surtout beaucoup rigolé.

Nous étions donc 8 coureurs, avec des profils assez différents, des amoureux du trail, des amateurs de courses plates, des triathlètes et je me suis dis que ce qui était le plus intéressant c’était de demander l’avis de tous.

Ton week-end en UN mot?

Ghyslaine: aventure.

Greg: super.

Pascal: fatiguantmaisgenial.

Éric: la démesure.

Delphine: inoubliable.

Michelle: dur dur (non, ça c’est deux mots!).

Laurent: improvisation.

Julia: plaisir-épuisant.

Ton étape favorite et pourquoi ?

Ghyslaine: la première (Meillerie à Lugrin 8,7 km) parce que le parcours n’est pas du tout fait pour moi et que j’aime être bousculée (même si ça me stresse).

Greg: la deuxième (Margencel à Excenevex 6,3 km) parce que j’ai pu suivre un autre coureur sans me soucier des balises ou du chemin.

Pascal: la première (Excenevex à Yvoire 4,7 km) parce que c’était …la première et que cela m’a rappelé des souvenirs de l’époque où je faisais des sorties à cheval à Excenevex (une belle époque de ma vie).

Éric: la 1ère (Yvoire à Chens-sur-Léman 9,9 km) car la forêt près de Yvoire est top, celle de Morges car le lever de soleil donne un sacré coup de boost, et la dernière, car tu sais que tu peux tout donner (même si tu n’as plus grand chose à donner🤪).

Delphine: pas forcément une de celles que j’ai courues…l’étape avec arrivée à Morges au lever du jour, une merveille.

Michelle: j’ai bien aimé faire deux étapes à la suite, de 10-12km. J’ai trouvé cette distance idéale.

Laurent: ouuuu, le choix est difficile. Chacune d’entre elle était riche en enseignement et belle à sa façon. J’ai eu la chance de courir sur des reliefs, des terrains et des décors très variés. J’ai aimé ma première étape, euphorique que j’étais de pouvoir enfin appuyer sur l’accélérateur après six heures de bus et d’attente. Terrain vallonné, joueur, inattendu. Forêt sombre et intimité de ma bulle de lumière ou dégagement et vue sur le lac. Si je dois choisir une étape, c’est celle de l’arrivée sur Morges (Aubonne à Morges 13km) qui marque le dépassement des 42 km fatidiques, le lever du soleil et les Alpes qui se découpent sur un ciel aux teintes merveilleuses et changeantes, la plage de Morges et la silhouette des cygnes sur l’eau illuminée d’un soleil rasant, les dernières foulées d’une belle aventure avec les encouragements de toute l’équipe.

Julia: mon parcours de nuit entre Meinier et Genève (5,8 km). Je suis un trouillonne et j’avais vraiment une trouille bleue de courir seule dans le noir. Mais en fait j’ai adoré ce dépassement et ces sensations :).

Le plus beau moment de ton week-end ?

Ghyslaine: je n’arrive pas à sélectionner un seul. Mieux se connaître, voir tous les co-équipiers à la fin du dernier relais et les voir contents du week-end après que je les ai entraînés dans cette galère.

Greg: avoir pu assurer mes 4 étapes sans problème.

Pascal: peut-être le passage de la ligne d’arrivée, parce que nous étions en équipe et l’esprit d’équipe compte beaucoup pour moi.

Éric: l’esprit d’équipe, les rires avec ct’équipe, l’humour de Pascal, le courage et l’abnégation de tous pour l’équipe. Mais surtout la chance d’avoir eu de supers co-équipiers.

Delphine: à Evian, ce moment de grâce offert par le coucher de soleil sur le lac. Courir dans un si bel environnement, avec la conscience d’être déjà de l’autre côté du lac, ça donne des ailes.

Michelle: retrouver l’équipe à 04h00 à Prangins (Michelle a fait deux étapes à la suite en début de course et est rentrée chez elle pour « dormir » avant de reprendre).

Laurent: celui où j’ai aperçu Delphine sur les quais à Morges. Mais il y en a eu un paquet des beaux moments. Je dirais chaque fois qu’on voyait arriver un membre de l’équipe au relais!!

Julia: peut-être le lâcher prise de ce week-end qui fait face avec la fatigue et de partager justement tous ces moments drôles avec les copains.

Ce qui était le plus difficile durant ce week-end ?

Ghyslaine: le froid durant la nuit. Les jambes lourdes sur le dernier relais.

Greg: arriver au bout d’un chemin en pleine nuit et d’avoir trois possibilités de poursuivre la route et pas de balise visible.

Pascal: le manque de sommeil.

Éric: le manque de sommeil.

Delphine: le manque de sommeil (ou plutôt les phases de repos alternées avec la course).

Michelle: quitter l’équipe à St-Gingolphe car je n’avais pas mes affaires pour rester dans le bus.

Laurent: me lever après une heure de sieste à Nyon pour remonter le bus à St-Cergue! Un calvaire avec la tête dans le coton!! J’ai rarement été aussi détruit après une course!

Julia: le combo froid et fatigue.

Une anecdote ?

Ghyslaine: Julia qui va aux WC quand il faut faire un relais.

Greg: à un moment donné, en pleine nuit, j’avais l’impression d’être dans une descente mais je montait ou vice et versa, sensation vraiment bizarre.

Pascal: j’ai failli marcher sur un hérisson, dans la nuit, à travers les vignes vers Bougy-Villars. Heureusement que j’ai baissé la tête juste avant de « l’écraser » et l’ai vu au dernier  moment grâce à  ma lampe frontale!

Éric: Pascal qui court après Laurent parti dans le mauvais sens 🤣.

Delphine: ce coureur hypercaféiné qui m’a fait flipper en courant derrière moi sans frontale, sur la route du lac à 3h du matin. Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite !

Michelle: retrouver l’équipe le matin et en ouvrant le coffre de la Sharan, voyant les deux matelas, auto-gonflables, avec les valves d’air toujours fermées, donc tous les deux dégonflés.

Laurent: discussion avec Éric à Aubonne en attendant Pascal. Celui-ci surgit à côté de moi, flegmatique et me dit:«tu peux y aller si tu veux!!»😂. Et comme dit, je suis parti du mauvais côté… pour la deuxième fois!!

Julia: on n’avait pas tellement imaginé qu’il y aurait tant de dénivelé mais après chaque relais on s’étonnait tous du parcours casse-pattes qu’on venait de réaliser. Et moi j’aime bien quand il y a un peu de surprise. Puis le parcours, pas toujours super bien balisé, nous a aussi amené pas mal de surprises ;).

Pour quelles raisons tu refais ou ne refais pas la course l’année prochaine ?

Ghyslaine: je veux refaire parce que j’ai beaucoup apprécié de passer du temps avec mon équipe. Connaître mieux les gens que je côtoie le jeudi soir était important pour moi. La course c’est hyper individualiste. Pouvoir partager l’effort avec d’autres, c’est génial. Et parce que j’adore ce genre de défis débiles.

Greg: hyper fatiguant donc je ne refais pas mais également hyper fatiguant donc je refais.

Pascal: refaire, parce que, globalement, le week-end aura été une belle expérience sportive et humaine. Ne pas refaire, parce que je ne sais pas si je vais pouvoir récupérer assez vite de ma grande fatigue et que la date soit trop proche d’une autre course.

Éric: je refais, rien que pour essayer d’autres relais et pleins de nouvelles stratégies afin de grapiller des minutes de sommeil 😴.

Delphine: c’est une expérience géniale, le concept du relais est vraiment chouette et permet de vivre la course très différemment. On a une autre responsabilité, celle de l’équipe, et j’ai particulièrement apprécié l’ambiance entre nous. Avec l’expérience de cette année on pourra améliorer plein d’aspects pragmatiques de la gestion de course. Bref, oui je re-signe :-)

Michelle: je refais. Avec équipe de neuf au lieu de huit et en repensant la division des étapes.

Laurent: je revis volontiers une expérience de ce genre, avec d’autres priorités à discuter lors des séances organisation-pizza. J’aurais bien voulu dormir un peu, ne serait-ce que quinze minutes. J’ai aimé le caractère imprévu-improvisation de la course, forcément bourrée de petits couacs. Les parcours étaient sympathiques et l’expérience humaine édifiante.

Julia: à chaud, juste après la course, je suis tiraillée entre l’expérience géniale et intense qu’on vient de vivre et la fatigue assommante d’une nuit blanche. Mais ça vaut le détour, essayez, ce sont de belles émotions.

Après cette petite lecture, ça vous dit ou pas trop ;) ?

Julia

 

 


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