Mon premier marathon

67F92E89-7346-4579-82B8-E7A03007F2DA.jpegÇa y est, c’est le grand jour. On part déjeuner au Sheraton, le buffet est incroyable, on l’a déjà testé, et il y a vraiment un choix de fou. A 9 heures, 3 heures avant la course nous terminons de manger et espérons que ça suffira pour la course. Après nous prenons le métro pour rejoindre la course, il y a déjà un monde de fou. Nous nous posons un peu, prévoyons un arrêt pipi avant de s’échauffer et finalement au vu de la queue pour aller aux toilettes, nous tentons de nous échauffer un petit peu dans la file d’attente. Après, moi je m’en vais dans mon bloc de départ, toute seule. J’ai bien le temps de flipper. Heureusement, assez vite, le départ est donné et je me fais embarquer dans le flux de course. La densité est hallucinante. Après quelques mètres, encore bien fraîche je croise Pia et ensuite Anouk et Ellen, je me dis que ces copines je vais être contente de les croiser tout au long du parcours. J’essaye de rester un peu devant le drapeau des 3h45, je crois que j’y arrive sans problème pendant les 20 premiers kilomètres. Là je file dans les buissons pour faire pipi, je rattrape le ballon 3h45, qui entre temps est passé, et je commence à vraiment avoir mal aux quadris. Ma hanche me faisait un peu mal avant, mais c’était vraiment supportable par rapport à ce qui m’attend :). Déjà en passant au semi, je me dis que ça va être compliqué, mes jambes deviennent de plus en plus dures. Ce n’est jamais arrivé pendant les entraînements et je suis à un rythme assez similaire à celui de mes sorties longues aïe aïe aïe, ça ne me rassure pas. Sur cette première partie, il y a eu pas mal de vent et de la pluie. J’ai mangé mes pâtes de fruit chaque 45’ comme prévu. Mais malgré tout, cette deuxième partie de course sera terrible, j’ai vraiment du me battre. Je pense réellement à abandonner, mes jambes me font tellement mal, je n’ai jamais ressenti ça. Quand je me promène dans le quartier sud, j’écris un petit message à Ellen « j’en peux plus ». Je me dis que si je les vois, je m’arrête et encourage les autres avec elles. C’est sûrement une bonne chose qu’on se soit loupées 😂. Je fais des intervalles, après 10’ de course, je dois marcher tellement mes jambes sont en béton, je tape dessus, et leurs dit que ça va aller. Je pense à mon beau-frère avec qui j’avais fait la Course du Duc. Il avait des crampes après 10km de course et je lui disais « c’est dans la tête Mathieu ». Par soucis de cohérence, je me suis dit ça, et je me devais de continuer pour mon petit Mat.

Quand je galère bien, un gentil jeune homme me parle en suédois et m’invite à le suivre. Il veut courir sous les 4 heures, ça tombe bien, moi aussi :). Il me dit que pour lui c’est aussi difficile et que j’ai l’air en forme. Quel bluff JuJu. Ça me réconforte et je le suis pendant quelques kilomètres, jusqu’à ce que je croise Pia, trempée jusqu’à l’os. Elle marche un peu avec moi :). Il me reste peut-être 4 ou 5 km. Depuis un moment, ce qui me porte c’est de vivre ce moment d’arrivée, être fière de moi, boire une bière et savourer cette après-course. Et ça c’est à portée de main, juste à quelques kilomètres. De peur que le ballon des 4 heures me rattrape, je décide de courir moins vite mais sans marcher, je traîne ces troncs que sont mes jambes, c’est une vraie lutte. Le stade olympique de Stockholm apparaît, c’est là que la course prendra fin. Ellen et Anouk sont là pour me donner des forces. Je rentre dans ce stade, je suis trop fier d’y arriver. 300m sur la piste, à une allure d’escargot et une technique de course lamentable, je m’en fiche, j’y suis et sous les 4 heures. Finalement, après 3h55 de course, je franchis cette foutue ligne d’arrivée, tant attendue, épuisée, je pleure un peu, d’émotion, de fatigue aussi. Je récupère ma médaille, bien fière, je continue à suivre ce flux de coureurs, je marche difficilement, encore moins dans les escaliers, les gens se marrent et compatissent, ça me fait sourire. 

Je rejoins Ellen et Anouk, les autres nous rejoignent au fur et à mesure. On a tous vécu une aventure et des schémas de courses différents. Fanny a été d’une régularité hallucinante, a marché une seule fois. Nuno a fait un burn out de banane, a eu faim et mal aux jambes. Bruno a du s’arrêter à cause d’un genou douloureux. Luc a craqué au 25ème et a lutté. Pia, Anouk et Ellen ont couru dans toute la ville, souvent sous la pluie, pour nous encourager. On va boire un verre, pour les coureurs une bière, on échange, on rigole, on marche bizarrement, mais quelle belle aventure c’était tout ça.

Julia 

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