Mon premier Swim & Run

b3bd2574-2173-425e-8044-7c1e7e14488fJe rédige ces mots dimanche soir, une grosse journée après la course et je suis complètement claquée!!! Même après le semi-ironman de l’année passée je n’étais pas aussi fatiguée alors que pourtant, pendant la course, j’ai nettement moins souffert. Ce Swim & Run c’était mon challenge de l’année 2018. L’année passée c’était le semi-ironman avec Sandy et j’ai déjà ma petite idée pour celui de l’année 2019 :).

Le projet du Swim & Run a commencé il y a assez longtemps, lorsque j’ai vu un reportage sur Canal +, Intérieur Sport, consacré à ce nouveau sport (il y a aussi un autre film qui est intéressant et accessible sur le lien suivant https://www.youtube.com/watch?v=E2AzgNAqd24&feature=share). Et là je me suis dit que c’était pour moi. Puis finalement c’est durant cet hiver que j’ai réussi à convaincre Alain, un ami, à faire la version Sprint du Ö Till Ö en Engadine. La version Sprint c’est 5 sections de course (14200m)  et 4 de natation (2685m).

Le Ö till Ö est un circuit de compétitions, qui a été créé par mes compatriotes suédois. La course originale est celle qui a lieu dans les archipels de Stockholm, dont le principe est de courir sur les îles et nager entre ces dernières, par équipe de deux. Et pour gagner du temps, on nage et court avec le même matériel, imaginez le look!!! On peut prendre ce qu’on veut, mais on doit avoir le même équipement du départ à l’arrivée. Ce qui est obligatoire c’est la combinaison, un sifflet, un bandage, le bonnet et le dossard. A savoir que la plupart des participants ont des plaquettes et pullboy.

Soyons honnêtes, on ne s’est pas entraînés comme des acharnés. Moi j’ai nagé de manière assez occasionnelle, couru régulièrement, mais rien d’excessif. Puis on s’est entraîné deux fois ensemble, en conditions réelles dans le lac afin de surtout pouvoir tester le matériel. D’ailleurs, on est un peu passé pour des fous.

Bref, c’est ce vendredi que j’ai rejoint Alain et sa famille à Sils Maria, après un voyage de plus de 6 heures de train. La région est absolument incroyable, et le soir, on se rend compte qu’on va vraiment apprécier ces paysages de fous pendant nos aventures sportives et le reste du week-end. Le soir nous préparons nos affaires et peaufinons l’organisation du lendemain.

A 8h30 nous sommes au briefing de course, après avoir récupéré les dossards et rempli toutes les formalités. Nous retournons à la voiture pour nous préparer et régler tout le matériel, et enfin, à 10 heures, le coup de départ est donné. Nous commençons par une toute petite partie de course avant d’entrer dans une eau…avoisinant les 12 degrés. Ca c’était la plus grosse crainte pour ma part, de faire une crise d’angoisse à cause du froid, et en fait, sûrement avec l’aide de l’adrénaline, nous entrons dans l’eau sans trop de problème et à partir de là je me dis définitivement que ça va être génial. La première natation est compliquée car Alain et moi nageons l’un derrière l’autre, attachés par une corde élastique au niveau de la taille, et vu la densité du départ, pleins de nageurs passent par-dessus notre corde. Bref c’est un peu la bataille mais Alain, qui nage devant, car il est beaucoup plus fort que moi et m’a d’ailleurs promis que je pourrais faire du ski nautique derrière lui, nous emmène un peu à l’écart et bien vite, nous arrivons à la sortie de l’eau. Nous entamons la course de manière assez prudente, difficile de se rendre compte de l’accumulation de l’effort, mais facile d’admirer le cadre dans lequel nous jouons et allons jouer pendant quelques heures. Ce qui est le plus compliqué se sont les entrées dans l’eau. D’abord parce que c’est quand même froid mais aussi parce qu’il faut penser à remettre le matériel dans un ordre logique. Tout en entrant dans l’eau on place les lunettes sur les yeux, ensuite une fois les jambes immergées on fait pivoter vers l’intérieur le pullpoy qui est accroché sur l’extérieur de la cuisse durant la course et pour finir on met les plaquettes. Par crainte que Alain parte alors que je ne suis pas prête, je lui demande toujours de m’attendre et après c’est parti. En sortant de l’eau on fait ce schéma dans un autre sens: on ôte les plaquettes, les lunettes et on bascule le pullboy sur l’extérieur de la cuisse. On rigole bien, on parle, un peu moins en montée, on choisit de marcher, pour éviter de s’épuiser. On a un petit problème de pullboy qui tombe au fur et à mesure le long de la cuisse durant la course. On se plaint du bonnet qui est beaucoup trop serré et nous fait mal à la tête. On croise des cyclistes, des chiens, un cheval, des pêcheurs, peu de bénévoles, mais tout est bien organisé et tous nous encouragent. Après la troisième section de natation on a froid et les jambes sont un peu sciées, mais après quelques minutes de course on retrouve nos sensations, mais commençons tout de même à sentir la fatigue. Après 2h13 d’effort nous franchissons la ligne d’arrivée, tout fous après ce que nous venons de vivre. C’était génial. On débrief, on félicite les autres, on rencontre Cyril et Eric, MakeMeRunners vaudois et échangeons sur nos courses, on parle déjà de comment on fera l’année prochaine avec en tête un autre l’objectif :) et aussi avec l’idée d’une fois faire la grande course :).

Julia

 


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