Il était une fois un trail à l’autre bout du monde…

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Il y a quelques semaines, l’un de mes amis m’annonce qu’il organise un voyage en Patagonie avec Trail the World – 3 semaines à crapahuter entre Santiago, Tierra del Fuego et le parc national Torres del Paine – wahouuu l’un de mes nombreux rêves ! Pas une minute de réflexion et nous voilà, Marc et moi, embarqués dans cette nouvelle aventure avec, cerise le gâteau, une participation à l’ultra trail de Torres del Paine samedi 23 septembre…

En fait pourquoi je vous raconte ça ?! Tout simplement pour vous faire partager cette expérience, car oui mes vacances ne ressemblent pas toujours à celles des autres – plage et farniente très peu pour moi ! Eh oui profiter de bouger un max, partir à l’aventure et voyager à travers un pays m’est indispensable. Et participer à une course locale est une sacrée expérience. D’ailleurs, un jour on m’a demandé quel était la pire course de ma vie, je n’ai pas vraiment pu y répondre mais aujourd’hui je crois bien que ce trail à l’autre bout du monde fût bien la pire course de ma vie. Enfin en terme de sensations car en terme de paysage c’était sûrement l’une des plus belles !
D’abord 50km… Je ne sais même pas comment j’ai pu choisir cette distance, moi qui m’arrête généralement à des 10km voir quelques semi-marathons, c’est très rare de me voir sur un trail mais alors là 50km…
Il était une fois un samedi matin à Puerto Natales par une fraîche matinée de septembre, un petit groupe de touristes en collant et baskets. Des dizaines de coureurs étaient réunis devant l’église pour prendre le car direction Torres del Paine pour un trail de 52km exactement. Je suis au milieu des ces traileurs, pas encore vraiment réveillée et pas tout à fait sûr de ce que je fais ici. À 8:30 on débarque au milieu d’un champs, une petite ferme, deux tables et 4 chiliens en train de planter les poteaux de la la ligne de départ, mais qu est ce que je fais là ??? Il fait froid mais heureusement pas de pluie, j’attends le dernier moment pour enlever mes survêtements et à 9h00 précise nous partons à l’assaut de ces 52km… La première partie est plate, 15km à travers les champs et les marécages avec en prime quelques passages de haies, des rivières et des fils barbelés… Grrr je suis de très mauvaise humeur, je n’aime ni le cross, ni la boue, ni avoir les pieds mouillés (oui je suis délicate ;-))! Bref, 1h15 de course et là, gros passage à vide, je sais pas si je dois rigoler ou pleurer – il me reste plus que 37km distance que je n’ai jamais réalisée et ce n’est pas la partie la plus facile qui m’attend ! Je crois bien que je pleure et m’arrête quelques instants – quelle idée de merde lol – je repars vidée jusqu’au 25è en mode boudeuse à la vitesse d’un escargot, puis le parcours se fait de plus en plus beau et je retrouve des forces voir même un peu de plaisir. Le terrain est vallonné et ça me fait penser aux crêtes du Jura. 35è j’en peux plus, fatiguée pas envie, pas capable bref je me pose milles et une questions et j’arrive à la conclusion que ce genre d’effort n’est vraiment pas fait pour moi. Pourtant le souffle est bon, je n’ai mal nul part et dans ma tête je sais que je vais finir mais de ne pas pouvoir courir, de ne pas pouvoir faire parler ma vitesse, d’être en dedans et dans la gestion, ce n’est pas pour moi. J’aime les courses rapides et intenses durant lesquelles je ne pense à rien, à part à me donner au maximum et m’exploser. 42e – wahouuuu distance marathon, une première pour moi, je n’ai qu’une envie c’est de m’asseoir un petit moment ! Un bénévole m’annonce que c’est bientôt l’arrivée et qu’il y n’a plus que de la descente… Mmmmh comique, il y aura bien une descente d’à peine 2km tout à la fin, du coup je m’asseois quand même au dernier ravitaillement, à peine deux minutes, et je repars en marchant. Heureusement les paysages sont toujours aussi grandioses et on finit par une descente, j’adore ça ! Mes jambes répondent et je fini correctement après avoir traversé plusieurs marécages et rivières – j’ai tout tenté pour garder les pieds au sec mais quand il n’y a pas de pont au Chili bah on traverse à pied et tant pis si on se les caille ..52km 6h50 – je pensais quand même faire moins de 6:30, mais bon un jour sans comme on dit et dès le départ c’etait loin d’être gagné !! Voilà pour la pire course de ma vie, trop long, trop dur, pas de jambes, pas d’énergie, un terrain détrempé, sûrement pas mal de fatigue et ma tête qui dès le départ n’avait pas envie. Alors fini ce genre de bêtises, enfin pour l’instant, et place à la saison sur route avec quelques jolies course au programme, Lausanne marathon (10km) – Midnight Run – Noviodurun – Trans’onesienne – course de l’Escalade pour ne citer qu’elles.
Malgré le fait que ça ne s’est pas bien passé, prendre part à une course à l’autre bout du monde est vraiment une chouette expérience, ça m’a permis de découvrir un parcours magnifique, tracé que je n’aurais jamais pu faire seule !

Je vous parlerais de mon ami Fred et de Trail the World dans un prochain post pour celles et ceux qui aiment partir à l’aventure.

A bientôt,

Sandy


3 réflexions sur “Il était une fois un trail à l’autre bout du monde…

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