Ironman 70.3 -> Done !

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Un Iro… quoi ?? voilà ce que la plupart de personnes nous répondent quand on leur dit que nous (Julia et moi-même) avons fait un Ironman 70.3 ce week-end à Rapperswil.

Bon c’est quoi un Ironman 70.3 ? C’est une compétition de triathlon,  soit un enchaînement de trois disciplines sportives: la natation, le vélo et la course à pied.

L’appellation « 70.3 » vient de la distance totale de la course en miles, soit 113,1 km qui correspondent à la moitié de la distance d’un Ironman. Les distances à parcourir pour chaque discipline sont de: 1,9 kilomètres de natation, 90 kilomètres de vélo et de 21,1 kilomètres de course à pied… et sans pause bien évidemment ;-)

Comme partagé lors d’un précédent post, nous nous étions lancées ce défi l’été passé. Mais qu’est qui a bien pu nous passer par la tête ?

Comme vous le savez peut-être, la compétition a eu lieu dimanche 11 juin à Rapperswil. Voici quelques anecdotes et extraits de cette expérience, certe enrichissante mais au combien fatigante :-)

Samedi 10 juin: J-1

Arrivées autour des 11h à Rapperswil, nous prenons, après une dernière vérification, toutes nos affaires et nous nous rendons au centre sportif. Et là c’est le début d’un long parcours du combattant, heureusement que nous sommes plutôt en avance. Première étape, le dossard. S’enchaîne une montée d’escaliers et un premier contrôle d’identité, ensuite l’achat d’une licence journalière, le payement, la signature d’un waiver, le marquage avec une sorte de bracelet « all inclusive » jaune fluo, et enfin nous récupérons les sacs officiels pour les transitions… ouf, une heure plus tard nous sortons de la salle plus encombrées que jamais.

Direction la zone de transition où tout doit être installé avant 18 heures. Arrivées à l’entrée du stade où on nous contrôle les affaires, nous ressortons nos dossards, collons nos autocollants un peu partout (casque, vélo, sac), et nous nous présentons avec une montagne de bagages et notre casque bien fermé sur la tête.

Ouf, nous entrons enfin dans la zone, nous pouvons accrocher nos vélos à l’endroit indiqué puis nous rendre sous les tentes de transitions pour préparer nos deux sacs :

Un sac bleu pour la transition entre la natation et le vélo, celui-ci contient : nos chaussure de vélo, des chaussettes, un casque, des lunettes de soleil, un petit linge, le dossard papier, quelques ravitaillements au cas où.

Un sac rouge pour la transition entre le vélo et la course , celui-ci contient : nos baskets, une visière, un petit linge et de nouveau quelques ravitaillements au cas où.

Après un dernier contrôle, nous pouvons sortir de la zone de transition et profiter d’un petit moment pour nous balader dans les stands d’exposition. Nous n’échapperons pas à l’achat du t-shirt souvenir et de quelques babioles floquées du logo Ironman…

A 17h30, nous rentrons pour nous reposer quelques instants avant de repartir pour la pasta party qui a lieu au centre sportif. Nous profitons de manger avec quelques amis puis retour à l’appartement après un petit stop au centre ville. Petite séance coiffure puis dodo.

Dimanche, réveil à 5h45: Jour J

La boule au ventre, nous déjeunons en mode robot puis prenons nos affaires pour la natation et partons à pied en direction de la ligne de départ. À ce moment, nous ne faisons pas les malines, moi j’ai envie de pleurer (je vous ai pas encore dit mais la natation est une angoisse pour moi qui ne savais pas vraiment nager en début d’année et n’étant pas du tout à l’aise dans l’eau).

Nous nous échauffons un petit peu puis vient le moment d’enfiler notre combinaison (obligatoire), il fait déjà chaud, très chaud ! A 7h45 nous nous rendons dans les sas de départ.. attendons… dernier pipi dans l’eau et à 8h05 le coup de feu est donné, 5 par 5 et nous voilà « jetées » dans l’eau pour 1.9km de natation!

La course de Sandy

Pour ma part ce que je craignais est arrivé, grosse angoisse, je cède à la panique et je fais n’importe quoi dans l’eau… C’est profond trop profond, je ne vois absolument rien et il y a des centaines de filles autour de moi qui battent des pieds et des mains… Au secours! Je fini par être déportée dans une bouée et bois la tasse. J’essaye de me calmer et repart, le premier km est vraiment difficile, je n’arrive pas à nager à cause des vagues, du bruit, du monde et je ne vois toujours absolument rien. Bref, j’arrive enfin au demi tour et rejoint la terre ferme tant bien que mal, je sais que mon temps est catastrophique et que je dois être dans les dernières… Plus de temps à perdre, je rejoins la zone de transition, m’équipe pour le vélo et je pars rapidement à l’assaut des 90km. La première boucle de 45km se passe bien, je refais un peu mon retard même si les montées sont raides ça va plutôt bien et j’essaye de me ravitailler un peu, même si l’envie n’est pas là.  À l’entame du deuxième tour je vois Julia au loin, chouette mon amie est là et tout à l’air ok. Arrivée en bas de la montée les jambes piquent et j’ai du mal à mettre du rythme.. je ne force pas trop sachant qu’il reste plus de 30km de vélo et surtout un semi marathon en course à pied. Je descends du mieux que je peux et les 10 derniers km sont longs, je n’avance plus vraiment et j’ose pas me griller. Après un dernier effort, je me dépêche de déposer mon vélo à la zone de transition, enlève mon casque, mets mes baskets de course et je repars le plus vite possible, ouf enfin MA discipline…. Quoique… les premiers km sont horribles il fait plus de 30 degrés et j’ai mal au jambes, je tente de tenir la vitesse que je m’étais fixée tant bien que mal et je rattrape beaucoup, beaucoup de monde. Il y a des ravitaillements tous les 2km, éponge et eau sur la tête à chaque fois, je crois bien que c’était ma seule pensée pendant ces 21km. À l’entame du début du deuxième tour j’aperçois Julia, on est vraiment contente de se voir, quelques minutes de lucidités puis je me remets en mode automatique et compte les km et le nombre d’éponges jusqu’à l’arrivée… Que c’est dur mais je ne lâche rien et franchit la ligne d’arrivée en 5h45, je suis vidée sans aucune émotion, et je vous avoue que je ne me suis même pas rendu compte que c’était enfin fini. C’est seulement en apercevant Julia quelques minutes après que je réalise que oui c’est bien fini et que je peux être vraiment fière de nous, on l’a fait, et plutôt bien fait !

La course de Julia

Une fois que je suis dans l’eau, je suis à fond dans la course, j’arrête un peu de réfléchir et me dis que je vais prendre discipline après discipline. La natation se passe très bien, j’adore cette sensation de glisse. Je dépasse des nageuses et essaye de garder le cap, bouée après bouée, jusqu’à rejoindre les deux gentils bénévoles qui m’attrapent pour m’aider à sortir de l’eau. Quand je cours pour rejoindre la zone de transition je commets ma première erreur :). J’enlève mes lunettes et mon bonnet de natation avant d’ôter le haut de ma combinaison de natation. Je me retrouve un peu coincée, mais ce n’est pas très grave, je ne joue pas la gagne et je récupère, sereinement, mon sac de transition vélo.

Une fois partie sur mon vélo, je crains deux choses: le ravitaillement, qui doit être optimal avec cette chaleur, et le règlement concernant le drafting qui nous interdit de rouler les uns derrière les autres. Dès qu’un cycliste me dépasse et se place devant moi, je m’assure d’avoir la bonne distance, et du coup je roule avec un rythme de yoyo. La première boucle est une sorte de reconnaissance et je découvre un parcours difficile. Quand le premier tour prend sa fin, c’est assez déprimant de me dire que je dois repartir pour un deuxième tour. Quelques kilomètres après le début du deuxième tour, je croise Sandy et me réjoui de la voir, rassurée qu’elle ait survécu à la natation. Je sens bien que ce n’est pas ma discipline forte puisque beaucoup de filles me dépassent, mais quand je pose enfin mon vélo, je suis soulagée d’avoir affronté ces deux boucles et étonnée du chrono.

Au moment où je pose mes pattes au sol, c’est vraiment la première fois de la course que je ressens de la fatigue physique. Le vélo était difficile mentalement, mais pas physiquement. Je crois honnêtement que je souffre du début à la fin, luttant avec tout, les jambes et la tête. Je sais que je finirai mon semi-Ironman, ce qui m’émeut durant toute la course. Les kilomètres passent lentement, j’ai chaud, j’éteins ma montre, pour ne pas voir mon rythme de course, j’absorbe l’énergie positive des encouragements de toutes ces belles personnes présentes, et d’ailleurs je vous en remercie infiniment. Après 10km, Sandy me rattrape et nous échangeons quelques mots avant qu’elle poursuive à son rythme beaucoup trop rapide pour moi. Après 21km de galère, bouclés en 1h55, précédés de 3h09 de vélo et 36 Minutes de natation, je franchis la ligne d’arrivée toute émue par ce que je viens de vivre, je suis épuisée.

Ces 5h50 d’efforts représentent sûrement l’aventure sportive la plus intensive que je n’ai jamais vécue et je suis vraiment hyper fière d’avoir relevé le défi et de l’avoir partagé avec Sandy. Maintenant place à la récupération, le temps de trouver un nouveau défi :)

Sandy et Julia 

 


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